Retour sur la journée Portes ouvertes du 29 septembre 2018

Samedi en fin d’après midi, le Dojo d’Aikido, notre lieu se réjouissait.
Les chutes ont résonné toute l’après-midi sur nos nouveaux tatapis dont le nouveau vert d’automne donnait au Dojo un renouveau propre et noble cette fois-ci bien visible.
Peu à peu quelques personnes se présentaient pour découvrir notre pratique d’Aikido. Nous allions aussi leur offrir quelques succulents produits,  tous du crû du Dojo, musique et danse.
La grande entrée alors bien remplie, les pratiquants d’Aikido se succédèrent pour présenter à un public attentif et curieux, cette discipline dont tout le monde connaît le nom mais en ignore complètement le contenu.
Ce fut notre challenge cette année que je leur proposais.
Partager quelque chose qui passionne et qui pourrait convaincre si nos mots même maladroits sonnent depuis le cœur.
L’épreuve fut laborieuse.
Chacun s’y donna un brin réservé de trop bien faire. Quoi de plus normal.
Et la motivation de s’afficher si elle est créatrice dans le court moment, risque souvent de prendre le pas sur la courte mission suggérée. Dans ce cas, l’énergie est consommée une fois l’envie assouvie, l’endormissement reprend son droit. La mandat profond, celui de se révéler à soi-même, plus que de convaincre, se dissous dans les « quant à soi » habituels.
Ainsi ce fut un passage où quelques uns révélèrent ce qu’ils n’étaient pas encore.
Puis danse et musique prirent le pas sur le danseur, le chanteur, l’instrumentiste.
C’est là que la magie opère.
Bel exemple pour nos faiseurs d’Aikido pour les fois prochaines.

Enchantement des cliquetis rythmés du groupe de Jean Marc aux charmes de chant Yidish, une langue peu habituelle a nos oreilles. Menue et présente Gala chevaucha d’une voix douce et pudique les yeux noirs et profonds de Raoul enlaçant son accordéon. Puis les ondoiements entre ciel et terre, de la danse naturelle de Cylène et pour finir Aude nous captivât de son violon.
Et quelle surprise quand le vent des mots vibra dans la voix de Marie-Elisabeth.
Belles circonstances quand les mondanités s’éclairent des enjeux lumineux de nos pratiques.

Bernard

Il est des enseignements ou le Verbe se fait Chair. Puissance du mot et du son à la rescousse des illusions du regard. Mais attention à la langue fourchue !

Nous avons balbutié certes, entre essoufflements et émotion, bousculés par la nouveauté de l'exercice, habités indéniablement par la sincérité du dire et de l'instant, tendus par l'envie de partager, mais victimes aussi de l'anecdotique, de l'épanchement et du confus.

Entre le tenace et le fugace nous n'avons peut-être pas encore décidé. Super ! Nous avons des progrès à faire.

Mais entre fête et dépassement du confort, la journée "poitrines ouvertes" du début d'année est quand même toujours un moment de rencontre fort.

Rencontre avec des visages inconnus mais aussi rencontre à l'intérieur de notre petite famille, serrage de coudes pour que tout soit le mieux possible, joie de relancer une saison nouvelle avec peut-être des cœurs nouveaux à aimer, inquiétude et déception aussi que la famille ne soit pas toute réunie pour balayer les doutes.

Bah ! Sur notre nouveau tatami flottant, entre le silence besogneux de nos corps et les mots de l’Aïkido à la fois précis et ouverts, nous nous sommes entrainés avec bonheur, savourant effort et plaisir mélangés. L'année prochaine ce sera encore mieux !

Merci Bernard et merci à toutes et tous.

Jean-Marc

ET BIENTÔT UNE VIDÉO DE LA SOIRÉE