Mot du jour

La session du Moulinal s’est déroulée dans la bascule de la mi-août, moment où l’été se tourne vers l’Automne encore invisible. C’est une invitation perpétuelle, un déploiement, une ouverture, une attention dédiée aux changements et la nature s’y connaît, déroulant son savoir et s’offrant en toute innocence sans aucun souhait de retour.

Ce fut une semaine remplie de connexions, d’attentions, de sensations. Chaque instant dédié à cette écoute est un moment de chance. Cela se lit sur les visages, sur la peau. L’espace au dessus du groupe alors vibre parfois d’une douce brillance, d’une densité bienveillante.

Pourtant la gratitude reste encore comme un rempart infranchissable qui pourrait une fois traversé faire exploser notre monde illusoire.

Cette reconnaissance est un déploiement. Il est verbal et quasiment instinctif, les mots sortent sans gène et ainsi les yeux brillent d’un éclat tout particulier. La peau du visage luit et s’étire comme gommant dans l’instant les crevasses souffreteuses. Le tour des yeux se dessine en rayons chatoyants.

Oui, la gratitude est une graine que l’on sème à chaque instant. On l’arrose de notre expression toujours renouvelée, on la nourrit, on la reconnaît. Elle est un hymne à la vie, répétée sans cesse se déployant en joie, en vigilance, en attention physique et auditive porté en regard perçant ou englobant.

Sans gratitude point de salut à nos efforts, à nos engagements. La gratitude est la promesse du soi, la liberté de son être.

Bernard