C’est ainsi

Notre espace de pratique, notre esprit de pratique, vous savez cette quête qui nous invite à nous nettoyer, à nous dépasser , à nous transformer, c’est celle que je tente de transmettre et je le reconnais avec encore de nombreuses maladresses.

Mais il est des attitudes où notre vigilance est mise à trop petit niveau. Vous savez dans le IKIWAKE conduisant au Kai , souvent je vous invite à ce geste rond, la main relâchée, qui nous évite de tirer vers le bas. Je sais cela est une rude école et pas si facile à trouver. Il nous faudra beaucoup de flèches et de vigilance. Dans un sentiment de « diligence » on se colle à cette recherche et le bonheur viendra de s’y frotter bien plus que de le réaliser. A l’image de ce geste (tirer avec la main) qui
nous plaque vers le moindre, le commun, nos attitudes collectives, grossières demeurent aussi dans cet état d’obsession de soi-même qui tire vers l’ordinaire, le médiocre, le corrompu. Pourtant régulièrement les indications faciles, simples sont données et restent désespérément oubliées, voir même niées. Alors peu à peu le groupe, dans son ignorance, imprégnée des « Normoses sociétales » , se dirige vers des formes exotiques, associatives, sportives, parfois snobes.
Chacune et chacun est persuadé de son bon droit et de la manière dont il faut se comporter, sans jamais s’interroger.
Notre groupe est un orchestre où chaque son qui s’élève qui vibre contribue à une harmonie des plus belles , la coïncidence. Il ne manque pas une séance où je m’émerveille devant ce Dojo, son jardin. Il ne manque pas un jour où cette pratique m’enthousiasme et où ma mission est de la protéger. Il n’y a pas un instant où mes maîtres ne sont pas là dans les silences de ma solitude.
Alors « amis » pratiquants observez vos motivations, élevez les avec ardeur.
Donnez-vous les moyens. Ne venez plus quand vous être libres, venez parce que « décidé » ! Donnez-vous les moyens ! La pratique crée un état de sensibilité qui peut nous amener à voir les invisibles. Mettre cette étude au niveau d’un passetemps fera l’effet inverse : sensibilité sans pouvoir en assumer la force et l’abondance.

Bernard